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Category — Politique

Parti Ubuntu Ville de Québec

Non, il ne s’agit pas d’une distribution GNU/Linux. Ubuntu est une philosophie originaire d’Afrique du Sud. J’ai découvert qu’il existait des partis politiques ubuntu un peu partout hier soir, dont au Canada. Puisque cette philosophie est en accord avec les idées véhiculées par le mouvement de transition et le film demain, je me suis dit que ce serait bien d’avoir une telle option aux prochaines élections municipales.

Ce matin dans mon divan-lit, j’écrivais des idées de politiques. Il semble bien que je vais me lancer dans l’arène politique. Je travaille aux élections depuis que j’ai le droit de vote, à tous les niveaux, pour différentes organisations. Mais avant tout, j’ai travaillé 5 ans au Directeur Général des Élections du Québec.

Comprenez, mon but n’est pas de devenir un petit Napoléon. L’idée est de mettre en place ce qu’il faut pour permettre aux citoyens de développer la ville qu’ils désirent. L’école d’été en agriculture urbaine fut un terreau fertile. L’exemple du maire de Rosemont est à suivre: il a permis aux citoyens de s’approprier les ruelles et les terrains délaissés par la ville. J’irais plus loin: les conseils de quartier deviendraient de véritables moteurs de changements. Comme en Inde, ils permettraient aux citoyens d’exposer des problèmes du quartier et de les régler. Si la tâche est trop importante pour le quartier, le problème remonterait à l’arrondissement. L’arrondissement déploierait ses ressources pour implanter la solution décidée par les citoyens, avec les citoyens. La mairie se chargerait de développer une vision globale de la ville, poussée par les citoyens.

J’ai beaucoup d’idées novatrices qui feraient un réel changement, inspirées par le mouvement transition, le film Demain, le parti ubuntu. Lorsque j’avais écrit à Anne Guérette, j’espérais naïvement que son parti pourrait devenir un moteur de transition. Mais ce n’est pas possible, trop ancré dans l’ancien modèle. Il me reste un an pour rassembler des citoyens derrière ce projet et diffuser une façon différente de voir la ville. Car c’est l’objectif principal: donner du rêve et de l’espoir aux citoyens.

Agriculture urbaine 4

Journée de visites.

Coop Bioma

Puisqu’il y a un délai dans les travaux de construction du campus d’Outremont, l’Université de Montréal prête une partie du terrain à des organismes communautaires. La Coop Bioma est l’un de ceux-ci. Elle y pratique le spin farmingde l’agriculture intensive en rotation sur de petites surfaces. Elle écoule sa production dans les restaurants des environs et dans des paniers, pour un revenu d’environ 700$/semaine. Pas mal sur un chantier de construction!

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Les fermes Lufa

J’étais vraiment curieux de voir en vrai ce projet. Les fermes Lufa exploite une grande serre sur le toit d’un édifice commercial de ville Saint-Laurent. En production toute l’année, elle fournit en panier les montréalais qui le désirent. Malheureusement, un parasite les avait obligé à condamner une partie de leur production. Les serres étaient en partie vides. Une section sert à produire des tomates, concombres, piments et aubergines, une autre des légumes feuilles et une dernière des pousses. L’utilisation d’insectes permet de polléniser les plantes et contrôler les parasites.

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Palais des congrès

Un toit vert a été mis sur le Palais des congrès comme projet pilote. Il fournit en légumes le traiteur du centre des congrès. Différents principes sont en démonstrations. La production est surprenante; même du maïs y est cultivé!

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En après-midi, nous avons dégagé les principaux obstacles de l’agriculture urbaine et imaginer des lois pour l’aider.

En soirée, un 5 à 7 pour le lancement du livre La révolution de l’agriculture urbaine.

Entreprise de transition

We cannot solve our problems with the same thinking we used when we created them.
Albert Einstein

Les trois entreprises présentées hier sont des entreprises de transition vers un monde moins dépendant des énergies fossiles et davantage en harmonie avec l’univers. C’est ce type d’entreprise que je veux fonder. Rien de grandiose, mais qu’elle ait un impact positif sur la société.

Bon, je n’ai pas d’argent. Je dois me débrouiller avec ce que j’ai et le plus tôt est le mieux. Je vais m’inspirer de The 100$ Startup. Je dois délaisser l’envie que ce soit parfait. Par exemple, je vais utiliser les domaines que je possède ainsi que l’entreprise que je possède déjà, même si j’aimerais quelque chose de mieux. Éventuellement, j’améliorai les choses, mais l’important est de débuter le plus tôt possible.

Je vais travailler à la création d’une OBNL, mais ce sera un travail collectif citoyen. Tout cela parce que la ville de Québec veut dialoguer avec un organisme plutôt qu’un groupe de citoyens. Je discutais avec quelqu’un de Villeray en transition hier. Ils ne sont pas enregistrés, juste un groupe de citoyens. La conseillère municipale a eu une oreille à leurs demandes et leur a même accordé un petit budget. La conseillère municipale de Saint-Sauveur préfère des projets portés par des organismes. Les règles du budget d’initiative du conseil de quartier exige cela également. Puisque je vais présenter mon projet au prochain conseil de quartier, je devrai me plier aux règles.

Ce faisant, je dois améliorer mes habiletés. Notamment en communication non violente et en démocratie sociale active. Car la transition doit être un projet collectif. Ce n’est pas facile de bâtir un projet en groupe. Il faut faire confiance que du chaos initial émergera le meilleur compromis. Je crois malgré tout qu’il faut un leader du projet et que je peux être ce leader, mais je dois être un bon leader. Ce sur quoi je dois m’améliorer.

J’ai plusieurs idées pour des entreprises de transition. C’est le sujet du mémoire de l’une des co-fondatrice de Loco, Marie-Soleil L’Allier. En l’écoutant hier présentant son étude, j’ai réalisé qu’il y en avait davantage qu’on le croit.  Puisque les entreprises de transition dérange le modèle établi, elles sont davantage un défi. Ce n’est pas la course au profit qui les motive, mais le changement social. Villeray en transition a établi une coopérative pour partager des ressources : outils, matériel de camping, ustensiles de cuisine, etc. Une telle coopérative aurait sa place dans mon quartier. Tout comme une épicerie à la Loco. Pour l’instant, ma priorité est d’établir un réseau incroyable comestible. Mais je reste ouvert à d’autres projets.

Kennedy

J’ai connu John Fitzgerald Kennedy assez tôt, car il y avait une rue Kennedy dans le quartier où j’ai grandi. De ce que j’en savais, il avait fait en sorte qu’un homme avait marché sur la lune. Je me demandais bien qui pouvait vouloir le tuer après cela. Il semblait plus sympathique que le président d’alors, Reagan. Ce n’est que lorsque j’ai vu JFK d’Oliver Stone que j’ai commencé à douter de la version officielle. Mais le film ne donnait pas d’explications au-delà du fait que l’enquête policière laissait à désirer. Je n’ai pas cherché plus que cela. Après tout, il était mort bien avant ma naissance et ça ne changerait pas grand chose à ma vie. Le film avait semé le doute sur les versions officielles et c’était déjà beaucoup.

Dans mes recherches, j’ai lu Kennedy’s Last Stand: Eisenhower, UFOs, MJ-12 & JFK’s Assassination. L’auteur y présente l’explication la plus cohérente que j’ai pu lire sur cet assassinat, bien qu’incroyable. Kennedy voulait dévoiler la vérité, ce qui déplaisait grandement à la CIA et aux autres responsables du dossier UFO. Lorsqu’il fut assassiné, il était à une semaine de le faire. Le livre est bien documenté, avec des photos des mémos officiels. Eisenhower était au courant du dossier. Les deux hommes avaient découvert cette réalité au cours de la Seconde Guerre Mondiale. J’y reviendrai demain.

Bien sûr, vous pouvez douter de la thèse de l’auteur. N’empêche, plus de cinquante ans après cet événement, la lumière n’est toujours pas faite. Il serait plus que temps de la faire.  

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Eau

L’eau est la base de la vie sur notre planète. Un bien très précieux. Plus que la liaison de deux atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène. S’il faut croire le documentaire Water: the great mystery, l’eau aurait bien des propriétés insoupçonnées.

La meilleure eau que j’ai bu de ma vie venait de la source à côté du camping où je campais sur l’île d’Anticosti. Elle n’était pas traitée, à peine filtrée, directement de la source. Je ne m’en lassais pas. J’aimerais bien pouvoir boire une telle eau à chaque jour. Si nous ne faisons rien, cette eau sera perdue à jamais.

Le premier ministre du Québec dit qu’il doit respecter le contrat, qu’il ne peut rien faire. Un immense mensonge. Ce n’est qu’un prétexte commode.

Le droit de Gaïa prévaut sur le droit des affaires. Que vaut l’île d’Anticosti? C’est une richesse qui dépasse les mesures monétaires: elle n’a pas de prix.

S’emparer du bien commun et le souiller ainsi est criminel. Les responsables devraient faire face à la justice.

Les habitants de l’île, les humains, mais aussi les animaux et les plantes dépendent de cette eau. Après tout, c’est une île entourée d’eau salée. Cette île nous appartient à nous tous. C’est une parcelle de notre paradis terrestre. Nous avons le devoir de la protéger.

Député

Mon député fédéral a organisé une rencontre ce soir avec différents groupes environnementaux et des citoyens pour discuter des changements climatiques. Il tâtait le pouls de ses électeurs sur le sujet. Il a surtout écouté ce que les citoyens avaient à dire. Je crois que l’exercice se produit un peu partout au pays. J’y suis allé uniquement pour parler de Livestock’s long shadow. Il y a tout sorte de belles idées pour lutter contre les dérèglements du climat, mais le moyen le plus simple et applicable dès maintenant est de revoir son alimentation. L’impact se fait sentir trois fois par jour dès le premier jour. C’est sûr qu’avec mon t-shirt végane, j’étais déjà étiqueté.

Il y avait une soixantaine de personnes. Le problème est toujours le même: les gens qui bénéficieraient d’être là n’y sont pas. Ceux qui sont là sont déjà convaincus et actifs. N’empêche, j’ai pu ressentir une préoccupation plus importante, mais pas encore suffisante pour avoir un réel impact. Personne n’a sommé le député et ministre d’agir. Personne n’a remis en question le café et les beignes offerts. Les organismes environnementaux distribuaient toujours des tracts papiers. Nous avons eu tout de même eu droit à des cris du coeur. Seront-ils écoutés?

Je n’attend plus rien des gouvernements. Lorsqu’ils s’attaqueront sérieusement au problème, il sera déjà trop tard. Le changement réel se fait par chaque citoyen. C’est sûr que peu de gens sont prêt à faire des sacrifices comme moi. Pourtant, ces « sacrifices » assuraient la survie de l’humanité. Est-ce que le goût d’un Big Mac vaut l’avenir de l’humanité?

Géo ingénierie

Il y a des années, j’ai appris qu’il y avait de l’aluminium dans les antisudorifiques et que celui-ci était nocif pour la santé. Bon, WebMD dit que non, mais je préfère être prudent. L’aluminium est neurotoxique. J’utilise depuis un antisudorifique naturel, sans aluminium (je le confesse, j’utilise un antisudorifique pour femme depuis des années, la version pour homme est rarissime). Lorsque ma bouteille sera vide, je concocterai ma propre recette avec des huiles essentielles. Car je suis rendu à ce stade.

J’ai appris aujourd’hui que ceux qui ont le pouvoir se sont mis dans la tête de tâcher de contrôler la météo en saupoudrant le ciel de métaux comme l’aluminium. Ils appellent cela de la géo ingénierie. En 1996, un rapport estimait que contrôler la température donnait un avantage stratégique.  Les États-Unis, la Russie et la Chine s’y appliquent depuis. Avec des résultats désastreux. Certains y voyait la possibilité d’inverser les changements climatiques. Ils les ont accéléré à la place.

J’utilise le mot cinglé pour être poli, car les mots que j’ai en tête ne le sont pas. Il est temps que cette folie cesse. Le site geoengineeringwatch.org, donne une bonne introduction sur le sujet et des moyens pour agir.

Regardez cette vidéo. Peut-être y verrez-vous que des élucubrations de conspirationistes, mais réfléchissez sérieusement. Regardez le ciel. Informez-vous. Peut-on prendre le risque que ce soit vrai? Comme l’antisudorifique, mieux vaut user du principe de précaution.

Je croyais que mes parents allaient profiter de la retraite pour voyager et s’amuser. Au lieu de cela, ils perdent leur capacité cognitive. J’espérais que mes neveux et nièces puissent avoir de grands rêves et les réaliser. La plupart ont de la difficulté. Je voulais réaliser de grands projets. J’ai fait un AVC et j’ai mal et de la misère à chaque jour depuis. Apprendre que des gens aient contribué à cet état de fait en saupoudrant l’atmosphère de nanoparticules d’aluminium me révolte.

Le monde est rendu fou. Il est temps que cette folie cesse. Seul, je ne peux pas grand chose. Mais plus il y a de gens qui savent, propagent l’information et font pression pour que ça change, plus nous pourrons réussir à changer le monde. De mon côté, je vais tâcher de diffuser cette information autour de moi et je vais écrire à mes députés. Même si je n’ai pas grand espoir de ce côté, s’il y a assez de moustiques pour les piquer, ils ne pourront les ignorer. Le ferez-vous?

Souveraineté

J’étais trop jeune en 1980, qu’un vague souvenir de fête de la Saint-Jean patriotique, où le fleur de lys était omniprésent. J’y ai cru en 1995. Je n’y crois plus maintenant. Pas dans l’état actuel du monde. Le monde n’est plus ce qu’il était en 1980. Nous ne pouvons avoir un pays en essayant de jouer les règles actuelles. Nous nous ferons bouffer tout rond. Nous nous faisons bouffer tout rond.

Lorsque le Québec a voulu faire une loi sur le doublage comme en France, des bonzes d’Hollywood ont débarqué et ont menacé de boycotter la province. Plus de films américains. Le parlement a reculé. Et ce ne sont que des films. Imaginez le reste.

Si nous voulons un pays, il faut avant tout que chaque citoyen devienne indépendant, se réapproprie sa vie,  soit auto suffisant, capable de se nourrir, se soigner, penser, ne joue plus selon les règles des États-Unis, de ceux qui ont le pouvoir. Être autarcique.

Ce qui ne veut pas dire d’être isolé. Nous sommes tous liés. La solidarité est primordiale. Simplement qu’elle ne peut exister selon les règles de la Banque du Canada, la Banque Mondiale, le Fond Mondial International, l’OTAN, l’ALÉNA, l’AEGC.

Nous devons revoir l’économie, l’énergie, l’alimentation, la santé, l’éducation, l’environnement, la société. Le modèle actuel ne nous appartient plus et répond à des exigences autre que les nôtres. Réinventer un modèle durable, soutenable, humain.

Cela demandera de l’effort, de la créativité, des sacrifices, mais nous deviendrons des citoyens souverains.

La souveraineté viendra du bas vers le haut. Lorsque les citoyens se réinventeront, ils pourront bâtir un pays s’ils le veulent. Mais est-ce que cela sera nécessaire? Mon pays est ma planète.

Fort McMurray

La première pensée que j’ai eu lorsque j’ai appris qu’il y avait un incendie de forêt à Fort McMurray est : sables bitumineux. Je craignais que l’incendie cause une contamination. Aujourd’hui, j’ai une autre pensée: et si l’incendie était délibéré? L’ampleur est considérable et étrangement, les installations d’exploitation pétrolière ne sont pratiquement pas touchées. Pire, le gouvernement ne fait pas tout pour résorber l’incendie. Il a refusé l’aide qui lui était offert. Même sans aide extérieure, il aurait été possible de déployer beaucoup plus de moyens pour contrôler le brasier. Après tout, l’incendie fait de la place à l’industrie pétrolière. Cela peut paraître cynique ou exagéré. Pourtant, il y a des précédents. Par exemple, en Indonésie. La guerre du Viet-nam, avec ses conséquences désastreuses pour des millions de personnes et tout un écosystème, fut déclenchée sur un mensonge. Tout comme la seconde invasion de l’Irak. Alors que des gens sans scrupules déclenchent un incendie dévastateur au lieu de s’engager dans du déboisement de grandes surfaces et des expropriations ne m’étonnerait pas.

Maire

J’ai écrit au maire pour lui demander que la ville libère des terrains pour la culture:

Cher Monsieur Labeaume,

J’aime ma ville tout autant que vous. Vous savez être visionnaire. J’aimerais vous partager mon rêve dans l’espoir qu’il devienne votre vision: transformer les petits terrains sous-exploités en potager. Cela se fait ailleurs, South Los Angeles, à la Havane à la suite du blocus, à Détroit pour contrer la crise économique. Il serait temps que Québec entre dans le XXIe siècle. Nous avons des enjeux importants : changements climatiques, dépendance au pétrole, santé publique. Rendre de la nourriture fraîche disponible aux citoyens contribuerait à inverser la tendance actuel. Chaque citoyen pourrait délaisser une heure d’écran pour l’investir dans sa communauté. Le projet débuterait modestement: quelques lots. Mais j’ai confiance qu’il ferait boule de neige.

Je comprend qu’il y a toute sorte de défis, mais nous possédons déjà des acteurs pour nous aider: Les Urbainculteurs, Vivre en ville, Craque Bitume, les chercheurs en aménagement du territoire de l’Université Laval, les jardiniers urbains. Le coût peut être très modeste. Il faut avant tout la vision et la permission d’exploiter des lots appartenant à la ville qui sont gazonnés ou en friche actuellement. Il y en a des centaines sur le territoire.

Les effets seraient significatifs: sécurité alimentaire, amélioration du tissu social, lutte contre les changements climatiques, amélioration de la santé des citoyens, mais avant tout, rendre les gens heureux. N’est-ce pas le but de chaque humain, être heureux?

Quelques liens pour alimenter votre réflexion:

https://www.ted.com/talks/ron_finley_a_guerilla_gardener_in_south_central_la

http://www.greeningofdetroit.com

http://revolutionagricoleurbaine.radio-canada.ca/projets/monde/21/la-havane

J’ai eu une réponse préfabriquée de son cabinet qui me remerciait de ma suggestion. J’avais envoyé aussi ma lettre au journal local, qui l’ignora.