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Category — Politique

Droite-gauche

Pour moi, l’opposition droite-gauche est caduque. Adam Smith, Marx? Ils ont fait évoluer la réflexion, mais nous sommes à un autre stade. Si nous voulons évoluer, nous devons dépasser cette opposition.

L’humanité a atteint ce niveau parce qu’elle a collaboré pour résoudre des défis. Comment tuer un mammouth? À plusieurs, nous pouvons élaborer une stratégie et atteindre notre but. Les grands prédateurs procède aussi ainsi: les loups et les lions chassent en groupe. Il existe des exceptions bien sûr. Les ours sont plutôt solitaires. À certains moments, l’humain réussi mieux seul. Mais ces situations sont moins fréquentes.

Notre société prône l’individualisme à outrance. Le tout s’illustre dans des mouvances comme le libertarisme. Bien que cette approche peut être séduisante, elle n’est pas viable à moyen terme. Aucun humain est une île. Nous faisons parti d’un tout et devons contribuer à l’équilibre de celui-ci. Notre planète est un système fini, avec des limites. Notre conscience du monde s’est affûtée, ne serait-ce que grâce à Internet. Nous ne pouvons plus ignorer notre voisin.

Nos pensées et nos actions doivent évoluer en ce sens.

Élections

Nous y sommes: le jour du vote. J’espère que le gouvernement qui sera élu ce soir sera meilleur que le précédent. En même temps, tant que le système électoral ne sera pas révisé, avec une proportionnelle par exemple, nous n’aurons pas un gouvernement qui reflète le vote. Puis, le gouvernement nouvellement élu va dire dans une semaine que les finances sont dans un état pitoyable, que dans ce contexte, il ne pourra réaliser ses promesses. N’empêche, le gouvernement précédent était assez médiocre qu’un changement ne peut être que meilleur.

Économie

L’économie est la pierre d’assise de trop de campagnes électorales, de trop de politique. Même ceux qui ont une vision très limitée mise tout sur la politique, même s’ils ont plongé le pays en récession et sont de bien piètres visionnaires et développeurs. L’économie est autant une science que le créationisme. Comment peut-on baser toute la société sur cette sphère?

Les individus qui base toute leur vie à récolter des richesses passent à côté de la vie justement. Pourquoi il en serait autrement des pays, des gouvernements?

Le Bhoutan a mis le bonheur de ses concitoyens comme priorité. Le pays est une monarchie et possède certes ses défauts, mais en adoptant cette vision, la politique est bien différente.

Nous devrions nous méfier des individus dont l’économie est la priorité sans autre valeur. Cela fait dix ans que nous sommes gouvernés par un gouvernement qui met l’économie sur un piédestal, au détriment du reste. Ce même gouvernement a détruit notre pays et a plongé l’économie en récession. J’espère qu’il n’y aura plus de canadien(ne)s pour leur faire confiance.

Insécurité

La sécurité s’est immiscée dans la campagne électorale. Ce n’est pas bénin: elle devient un enjeux tout comme aux États-Unis, au point de permettre des entorses à la liberté et la justice. Le gouvernement dérive des fonds et de l’énergie alors qu’en réalité, il est la principale cause d’insécurité: le taux de criminalité est très bas au pays, les mouvements revendicateurs prêt à toutes les violences, comme le FTQ dans les années 1970, sont tranquilles. Reste la menace terroriste. Mais cette menace a été créée de toute pièce par les gouvernements. Malgré toutes les mesures prises, je me sens bien moins en sécurité depuis le 11 septembre 2001. Et les attentats du World Trade Center ont peu à voir avec ce sentiment. Voir des militaires armés dans des lieux publics, savoir que mon gouvernement et celui des États-Unis m’espionne sans vergogne, que ceux-ci lancent des attaques dans des pays étrangers, créé ce sentiment d’insécurité. La meilleure façon d’assurer la sécurité au pays serait de lutter contre l’injustice, créer une société davantage égalitaire et être un bon citoyen planétaire. Oui, ces mesures demandent plus de travail et se font de longue haleine. Je crois que le budget requis ne devrait pas dépasser celui des interventions militaires et des mesures de “sécurité” actuelles. Pourtant, cette stratégie est très peu abordée dans cette campagne. Qui sème le vent récolte la tempête. Je dirais qui sème l’espoir et le contentement récolte une société paisible.

Sciences

Le gouvernement conservateur s’est montré comme un ennemi des sciences. Il a sabré dans les fonds de recherche, a aboli de nombreux postes scientifiques, a démoli statistiques Canada, a terni la réputation scientifique du pays à l’étranger, a provoqué l’exode de cerveaux. Bref, il a remis l’obscurantisme au goût du jour. Pourtant, nous sommes à une époque cruciale où les sciences devraient nous éclairer. Elles sont primordiales pour affronter les défis que nous réserve l’avenir. Pourquoi durant cette campagne aucun autre parti n’a pris d’engagement pour rétablir les sciences au pays. Les dommages causés par le gouvernement conservateur nécessiteront des années, possiblement plus d’une décennie, et bien des fonds pour être réparés. Quel gaspillage! Et ils essaient de nous faire croire qu’au contraire, ils ont éliminé du gaspillage. Des créationnistes au pouvoir. Aveuglement idéologique. Quelle tristesse! Quelle pauvreté!

Condescendance

Stephen Harper affirme qu’il connait les valeurs des Québécois et Québécoises en enchaînant des valeurs qui ne sont pas miennes, qui sont siennes. Margaret Atwood disait hier de se regarder dans un miroir afin de voir si nous correspondions à la construction mentale du chef conservateur. Je trouve très agaçant lorsqu’un politicien me prête des intentions et affirme me connaître. C’est assez pour ne jamais voter pour lui. Et lorsqu’en plus son parti fait de la démagogie, c’est la goûte qui fait déborde le vase. Il ne mérite que mon mépris.

Le début de la fin

L’élément qui fait le plus défaut dans cette campagne est l’état des lieux du pays et des solutions pour rétablir notre territoire et la planète. Le pays s’est appauvri. Réellement appauvri. Nos ressources se tarissent. La faune et la flore se raréfient. L’air, le sol et l’eau sont de plus en plus pollués. Partout où je regarde, je ne peux que constater le début de la fin. Je me dis que je suis dans les derniers humains à bénéficier d’une vie facile dans une société d’abondance. Déjà, certains produits sont plus rares. Je m’inquiète de trouver des amandes avec la sécheresse en Californie.

Les prix des denrées ne cessent d’augmenter. Avant longtemps, la situation deviendra de plus en plus ingérable. Pourtant, qu’en dise les candidats au poste de Premier Ministre du Canada? Rien, nada, nothing. Il n’y a pas de problèmes.

Nous sommes entrain de dépasser le point de non retour, de détruire la seule planète ayant de la vie à notre connaissance. Avons-nous la prémisse du début d’un plan pour remédier à la situation? Non. Il est plus que temps que ce soit un enjeux électoral. Car dans quatre ans il sera peut-être déjà trop tard.

Réfugiés

Pendant que des gens fuient des situations cahotiques pour essayer de survivre, le Canada tombe dans la procédurite afin de préserver son confort et son indifférence. Certains sont heureux qu’un océan sépare ces gens de nous. Pourtant, nous sommes tout autant responsables du sort de ces êtres humains que les européens qui sont envahis. Par humanisme, mais davantage parce que nous avons créé la situation qui mettent tous ces gens en déplacement. Nous sommes responsables des changements climatiques,  élément déclencheur des conflits. Puis, nous avons laissé faire un tyrant massacrer son peuple. Comme tant de fois auparavant en Afrique, en Asie, en Europe. Comme si le pouvoir d’un humain ne pouvait se soumettre à celui de milliards d’autre. Ah, l’indifférence et l’éloignement. Que faisons-nous? Nous laissons notre gouvernement écervelé envoyer des militaires envenimer la situation.

Maintenant, nous bloquons nos frontières pour des raisons de sécurité. Comme si nous mettions le feu à la demeure de notre voisin en hiver et que nous refusions de le recevoir au chaud de peur de sa réaction! Oui, cela demandera un effort collectif. Oui, il y a des risques. Mais le tout nous fera grandir, comme nation, comme humains.

La Syrie est un berceau de la civilisation. Mais présentement elle est davantage son tombeau.

Pingre

Il fut un temps où le Canada était un pays admiré et généreux. Ce temps est révolu, en partie dû au gouvernement des dix dernières années. Un prétexte économique. Pourtant, des pays plus petits et moins riches sont de bien meilleurs concitoyens planétaires. La conférence de Simon Anholt est éclairante à ce sujet. Pourquoi ne ferions pas du Canada un pays modèle, un citoyen mondial qui fait le bien? Au final, ce serait plus payant, ne serait-ce qu’en redonnant une fierté aux canadiens/nes.

Classe moyenne

Lorsque j’entends les politiciens tenir encore un discours en parlant de la classe moyenne, j’ai l’impression d’être dans les années 1970. La classe moyenne n’est plus ce qu’elle était. L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de s’élargir, avec tous les effets pervers que cela entraîne. Lire à ce sujet L’égalité, c’est mieux de Richard Wilkinson et Kate Pickett ou Le capital au XXIe siècle de Thomas Piketty. Il ne faudra pas se surprendre si la guillotine revient à la mode si ce problème n’est pas corrigé. Ce n’est certes pas durant cette campagne électorale qui le sera.