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Category — Politique

Les rois des crétins

La fête se déplace. Plusieurs convives rentrent au bercail. Un cercle limité s’en va dans un lieu reculé participer à une autre fête. Il est temps de ramasser les dégâts, remettre la ville en état. Et l’addition, qui paie l’addition ?

Je n’aime pas être traité comme un crétin. C’est le cas de la majorité des humains je présume, sauf les crétins qui, eux, ne s’en rendent pas compte. La conclusion de la réunion : chacun fera son possible dans son coin pour ses objectifs, sans que personne n’en tienne rigueur. Pas besoin de dépenser plus d’un milliard de dollars pour cela. Ils devraient avoir honte d’avoir gaspillé autant d’argent. Mais ils s’en foutent : ce n’est pas leur argent.

Nous prennent-ils pour des imbéciles ? Pensent-ils que nous croyons qu’en trois jours ils ont réellement discuté de tout cela et pondu à partir d’une page blanche ce lamentable accord ? Tout cela n’était pas nécessaire.

Je ne serai jamais favorable à la casse. Les gens qui s’y adonnent briment les autres manifestants, brisent le message et, surtout, favorisent ces gens de l’autre côté de la clôture dans cette volonté d’un état policier. La prochaine fois : plus de policiers, des clôtures plus imposantes, de meilleurs gaz, etc. Est-ce que ces gens le comprennent ? Est-ce qu’ils sont de connivence ? Et les organisateurs, font-ils exprès ? Désirent-ils avoir cette casse ? Après tout, de grosses sommes sont en jeux. Et quelqu’un quelque part en profite. Et beaucoup en paie le prix : financier, démocratique, social.

J’ai honte qu’une ville canadienne soit prise en otage. Je l’ai vécu au Sommet de Québec en 2001. Je n’ai toujours pas pardonné au gouvernement d’avoir fait cela à ma ville. Comme par hasard, nous ne voyons pas les factures. Et la blessure d’avoir défigurée la ville, d’avoir brimé ses citoyens. Trop rapidement oublié.

Et vous, si vous perdez votre emploi, que vous êtes hyper-endetté, allez-vous organiser une super fête ? Qui est le dupe dans cette histoire ?

G mon indignation

En période économique difficile, il se trouve toujours des gens pour gaspiller de l’argent. Surtout si ce n’est pas le leur. C’est le cas des têtes dirigeantes des nations puissantes qui s’offrent leur fête annuelle aux frais des contribuables canadiens ces jours-ci dans le coin de Toronto.

Ce qui m’indigne le plus est que nous n’avons pas accès aux discussions : ils planifient notre avenir et nous n’avons ni droit de regard, ni mot à dire. Imaginez qu’un parent vous extirpe un montant d’argent avec lequel il invite toute votre famille au restaurant afin de discuter d’où vous allez habiter et ce que vous allez faire de votre vie, et que vous n’êtes pas invité. C’est cela le G8  et le G20. Nous avons besoin de transparence et de participation. Surtout si nous payons la note.

Urbainculteurs

Imaginez qu’en grimpant au haut de l’Observatoire de la Capitale, le quadrillage de toitures noires et grises soit remplacé par une myriade de jardins. C’est le rêve sur lequel travaillent les Urbainculteurs. Je trouve l’idée très bonne : les toits sont trop souvent un espace inutilisé et leur revêtement agit comme de véritables sources de chaleur. Aussi bien exploiter cet espace pour nous nous nourrir, tout en tempérant la chaleur de la ville. En fait, je me demande pourquoi ce ne fut pas fait plus tôt. Ignorance ? Paresse ?

Les Urbainculteurs ont mené un projet pilote sur le toit de la Maison de Lauberivière avec succès. Ils travaillent fort maintenant à étendre leurs installations sur d’autres toitures du centre-ville. Leur réussite tient au Biotop, un bac conçu par le biologiste Marc-André Valiquette, en collaboration avec Agriculture Canada. Il permet l’émancipation efficace des plantes qui y pousse, au lieu de les étouffer comme la majorité des bacs traditionnels. Et l’installation de ces bacs ne demande pas un travail de restructuration, comme bien des toitures vertes.

L’émission télévisée La semaine verte consacre deux reportages aujourd’hui sur le sujet, l’un sur les Urbainculteurs, l’autre sur le Biotop. Vous pourrez aussi les visionner sur internet, à Tou.tv.

J’aimerais bien pouvoir installer un biotop chez moi. Malheureusement, je n’ai ni terrain, ni balcon et ma minuscule toiture n’est pas vraiment accessible. Si vous avez l’opportunité d’ajouter des Biotops sur votre toiture, profitez-en. Et contribuez à l’embellissement de Québec, tout en bénéficiant de quelques fruits et légumes frais.

Des droits d’auteur équitables

Le gouvernement conservateur va déposer un nouveau projet de loi jeudi afin de réformer la loi sur les droits d’auteur. Il faut s’assurer qu’il n’y aura pas de dérapage et que nos droits ne seront pas lésés comme dans le précédent projet de loi avorté.

La fédération des étudiants a créé un brillant vidéo à ce sujet.

Ce qu’il nous faut est un projet de loi qui tient à la fois en compte la réalité actuelle (Internet, moyens de production accessibles, partage, multisupport, etc.) et une rétribution juste et équitable des créateurs. Ces projets de lois visent trop souvent à engraisser des grandes corporations et à brimer nos libertés. À mon sens, le modèle actuel est désuet : il n’y a plus de raison d’être de tous ces intermédiaires. Il y a eu trop d’abus et les créateurs sont les grands perdants. Il est temps qu’ils deviennent gagnants.

La tâche incombe à chacun de nous de prendre en charge les droits d’auteur. Si nous laissons les corporations le faire, nous serons perdants.

David et Goliath

Je ne comprend pas. Un navire défendu avec des tire-poids pris d’assaut par des soldats armés et entraînés. Ce navire devait apporter des ressources humanitaires au secteur de la bande de Gaza. Qu’il ait violé un embargo, soit. Mais la vie humaine est plus précieuse qu’un tel barbarisme. C’est David et Goliath. Mais David n’est plus du côté de l’étoile. Et il vainc plus.

Ça dépasse l’entendement. Pourtant, ce peuple a vécu une catastrophe sans nom. Il devrait être sensible aux souffrances des autres peuples. Pourquoi faire vivre un tel calvaire à une minorité ? Nous sommes rendus au XXIe siècle. Il serait temps de dépasser ces luttes religieuses, ethniques et poliitques afin de devenir ce que nous sommes tous profondément : humain.

Démacrassie

Notre système parlementaire est usé, au bout du rouleau, dans une impasse. Il faut le désencrasser si nous voulons regagner un semblant de démocratie. Le problème est que ceux qui ont le pouvoir de changer le système ne veulent le faire de peur que cela les défavorise.

Les britanniques se sont réveillés avec un gouvernement minoritaire. Et ce fut la panique. Vite un gouvernement de coalition. Vite jettons ce système parlementaire qui ne fonctionne plus. Et ici ? Il semble que nous sommes voués à avoir de nombreux gouvernements minoritaires au train où la réforme évolue. Et notre vote, notre opinion, aura de moins en moins de valeur. Michel C. Auger a écrit un bon billet à ce sujet. Pourquoi ne changeons-nous pas ce système ?

Libre confinement

Vous étiez au courant qu’un accord de libre échange canado-union européenne se préparait ? Après quelques années de discussions en catimini, nous voici quasiment devant le fait accompli. Est-ce réellement un gain pour le Canada ?

Je me souviens des pourparlers du gouvernement Mulroney afin de concrétiser l’accord de libre-échange canado-états-unis, suivi quelques années plus tard par l’ALENA, incluant cette fois le Mexique. Qu’avons-nous retiré de ces accords ?

David Orchard a toujours été un ardant défenseur du Canada et s’opposait fermement à l’accord de libre échange avec les États-Unis. Il a écrit Hors des griffes de l’aigle, un éclairant ouvrage à ce sujet. Il ne faut pas oublier que le Parti Conservateur original, celui avant la prise de contrôle effectuée par l’Alliance Canadienne, s’est montré très réticent à ce genre d’accord avec les États-Unis, jusqu’à l’avènement de Mulroney. Le gouvernement actuel est probablement celui qui travaille le plus contre le Canada. Nous sommes passés d’un surplus faramineux à un déficit gigantesque. Il a adopté des lois dignes de l’administration Bush. Pour ce qui est de la démocratie, elle a fondu comme neige au soleil (rappel: ce gouvernement est minoritaire et fait ce qu’il veut tout en muselant l’information).

Peut-on faire confiance à ces gens pour une telle entente ? Les 2 ententes précédentes ont favorisé la disparition de milliers d’emplois et la perte de plusieurs fleurons de l’industrie canadienne. Comme allons-nous compétitionner avec l’Union Européenne ? Malgré la promesse de liberté des marchés, ce fut toujours les États-Unis qui édictèrent les règles, éliminant ce qui ne lui convenait pas, imposant ses contraintes lorsque le Canada aurait pu lui nuire. Ne serait-ce la même médecine contre 500 millions d’habitants et un PIB de 18 394 milliards de dollars ?

Le gouvernement canadien considère cet accord dans la poche. Un site web existe déjà : www.canada-ue.gc.ca. Avec cet accord, la récente crise financière, la faillite de la Grèce et l’Islande, je commence à sérieusement considérer la théorie conspirationiste d’un gouvernement central (New World Order) : il n’y a pas de justification logique à ces événements. Ce sont des fabrications qui semblent corroborer une volonté d’un pouvoir occulte de contrôler la planète.

L’époque coloniale s’est terminée en 1867 au Canada. Elle ne doit pas recommencer. Ce qu’il nous faut est un accord de fair trade, pas de free trade. Le Canada a les ressources nécessaires pour être une grande nation. Mais les politiques médiocres adoptées par des gouvernements arrivistes entravent notre épanouissement. Nous devrions travailler afin de nous assurer que tous obtiennent une juste valeur pour leur travail et leurs ressources, ce à la grandeur de la planète (commerce équitable) et non qu’un petit groupe de biens nantis s’enrichissent davantage et obtiennent un plus grand pouvoir sur nos destinés.

Informez-vous et prenez quelques minutes pour écrire, aux médias, à votre député, pour signifier vos inquiétudes.

سوات

Des plaines verdoyantes enchassées entre des monts enneigés. De petites maisons de bois ponctuent le paysage. Les caprices des rivières bordent les champs où pullulent les fleurs, au grand plaisir des papillons. Ce n’est pas l’image véhiculée du Pakistan. Pourtant, c’est le portrait du district de Swat. Cette région du nord-est du Pakistan est malheureusement frappée depuis 2007 par la folie de l’homme. Des gens tâchent avec succès de créer la terreur et l’obscurantisme.

Chez les uns, les “Taliban” apportent un certain ordre, un support et, surtout, une opposition au pouvoir central d’Islamabad. Ce sont les bombes, qu’elles soient américaines ou pakistanaises, qui créent la misère. Chez les autres, ils combattent des barbares qui prônent un islamisme radical menaçant la paix et la liberté des habitants. Le résultat est le même : des gens souffrent et meurent.

Que pouvons-nous faire ? Après tout, nous vivons à environ 10 000 km de là. Bien, le Canada est en guerre contre l’Afghanistan. Cette région est limitrophe et vit les conséquences de cette guerre. Nous ne pouvons apporter la paix à coup de C7A1. Puis, le Canada est un joueur dans le commerce d’armes. Bien qu’officiellement il ne fasse de commerce avec le Pakistan, la tentation est forte et les industriels s’en fichent un peu. Après tout, que l’on fabrique des pièces pour des usines américaines qui assemblent et écoulent le tout un peu partout sur la planète revient au même. Les vendeurs d’armes n’ont qu’un seul intérêt : que la guerre continue, peu importe où elle se trouve. Autrement, les actionnaires ne seront pas contents.

Quelle part de vos impôts va dans les dépenses militaires ?  Elle ne cesse de croître depuis que le gouvernement minoritaire conservateur est au pouvoir, pour atteindre une certaine indécence. Vous pouvez vous objecter à cette utilisation de votre argent et ainsi contribuer à créer un monde meilleur. Sans arme, argent sale et traffic de drogue, il n’y aurait pas ces massacres et cette terreur au district de Swat.

Sea Shepherd

Quelle est la limite ? La prémisse de ce blog était de prôner la résistance active, mais non-violente. Paul Watson et son organisation Sea Shepherd se font justiciers des océans de ce monde. Puisque personnes ne semblent agir et faire respecter les lois protègeant les espèces marines, principalement les baleines, les Sea Shepherds se sont dôtés d’un arsenals qui dérangent notament les Japonais. Au point où un mandat d’arrêt vient d’être lancé contre le capitaine Paul Watson. Il faut comprendre qu’il se tient une véritable guerre dans l’océan austral.

Je peux comprendre leur frustration. Là où Greenpeace s’efforce de conscientiser, ce avec un certain succès, les Sea Shepherds passent à l’action, quitte à commetre des actes illégaux. Ils se battent sur un flou juridique pour lequel aucune nation ne veut se mouiller : un certain nombre de baleines peut être abbatu pour des fins scientifiques. Il est clair que les Japonais le font pour des fins commerciales, mais comme ils respectent les quotas, personnes ne veut se brouiller avec eux. Sauf le groupe qui harcèle les baleiniers sans relâche. La position du groupe est simple : aucune baleine ne doit être tuée. Puisque plusieurs de ces mammifères sont menacés et qu’ils font preuves d’une grande intelligence, ils ne méritent pas de finir dans notre assiette ou nos cosmétiques.

Malgré tout cet acharnement et ces années de lutte, les positions demeurent immuables : les Japonais font valoir leurs droits et les Sea Shepherds se positionnent comme les seuls vrais défenseurs des baleines puisqu’ils risquent leur vie. Et je crains fort que cette lutte ne change de dynamique que lorsqu’il y aura mort d’humain(s). Car les camps sont trop campés dans leur position pour qu’il y ait un dénouement imminent.

Est-ce que le mandat d’arrêt va changer quelque chose ? Non, pas vraiment. Le droit international, malgré qu’il soit en effervesence, est toujours sujet aux divergences entre les nations. Il est très difficile à mettre en place des règlements internationaux et encore plus difficile de les faire respecter. Les deux parties ont des arguments et croient avoir la loi de leur côté. Qui voudra trancher ? Est-ce que les parties respecteraient le jugement ?

N’empêche que les Sea Shepherds nous forcent à nous questionner sur notre engagement, sur nos positions et nos limites. Sommes-nous complices en refusant l’engagement physique ? Est-ce que le temps de la lutte armée est entamé? Ce groupe est-il le précurseur de groupes de pirates voués à la sauvegarde de la planète ?

Aaaaaagaia

Pas un autre blog de chialage écolo que certains diront. L’idée est avant tout d’apporter une perspective moins courante. Et je vais m’efforcer de ne pas être trop déprimant (ma copine n’a déjà pas trop le moral, alors…). Mais je demeurai critique. C’est dans ma nature. Puis, j’ai la vanité de croire que je n’écris pas trop mal, que la lecture peut-être agréable. Après tout, pourquoi écrire si ce n’est pour être lu ?

Le vert, la saveur du mois. Oui, le marketing a récupéré le discours environnementaliste et en a fait la saveur du mois. Mais je ne m’inscris pas dans cette veine. Je serai même assez acerbe à l’endroit de cette marchandisation du moment. J’ai une conscience environnementale depuis belle lurette. Il est certain que je ne peux m’extraire de la société où j’évolue. Puis, je ne me limiterais pas à ce simple exercice de dire ce qui est vert et ce qui ne l’est pas. J’aborderai d’autres sujets que l’écologisme. N’empêche que si des penseurs marquants de notre histoire vivaient à notre époque, il ne pourrait échapper à une réflexion sur le sujet. Mes amis sociologues diraient un positionnement face au néosocioloecologisme (ou un autre truc en -isme). Le modèle communisme a tombé sous la nature humaine, le capitalisme, du moins l’hypocrite capitalisme dans lequel nous vivons, ne peux que frapper un mur. Personnellement, je me fous de l’isme suivant. Ce qui m’importe est que des gens souffrent/crèvent à la tonne par nos actions (bon, v’la Mère Thérésa).

Un blog possède ses limites. S’il permet d’élaborer là où le tweet cherche la formule choc, si chère à nos médias, il n’arrive pas à la profondeur d’une analyse sérieuse. Je ne pourrai donc qu’attiser les tisons, sans jamais décortiquer la source du feu de façon systématique. La formule brève a ses contraintes. Le livre reprend là où le journal élabore sur la manchette télévisuelle. Mais je ne compte pas faire de jaunîtes à la semaine, le “Journal” et autres publications de pacotilles. Dernier avertissement, je discuterai de produits, compagnie, organisme, etc. Mais je ne suis affilié à aucun de ceux-ci. Ce n’est que bonne foi que je les évoquerais, s’ils en profitent (prétention ;-) , tant mieux pour eux. Il n’y aura pas de publicités de Google ou autre sur ce blog, Internet m’en garde !

Bon, trêve de présentation et autres notices, dès demain, nous entrons dans le vif du sujet.