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Category — Environnement

Trails in Motion

Marcher ou courir dans un sentier en forêt est une expérience ressourçante et enrichissante. Puisqu’il m’est difficile de le faire maintenant, je le fais par procuration avec Trails in Motion, un festival de films de course sur sentier. Cette édition était différente de celle de l’an dernier. Je me suis ennuyé ferme avec le dernier film. Quelques films intéressants. Je retiens particulièrement Mile for Mile, car il incarne bien ce que représente le trail running pour moi: un retour à l’essentiel, une communion avec la planète, un dépassement de soi. Trois coureurs entreprennent de traverser la nouvelle ère protégée en Patagonie, Patagonia Park106 miles de course entre les montagnes, avec un vent dominant. L’accent est mis sur le lieu plutôt que sur la course. La communion entre l’humain et la planète est nécessaire. La course sur sentier est un bon moyen pour y parvenir.

Présentation incroyables comestibles

Hier soir, nous présentions le projet d’incroyables comestibles au conseil de quartier Saint-Sauveur. La présentation s’est bien déroulée. Il y a un citoyen qui n’était pas d’accord avec le projet. Mon collègue a su lui répondre. Je ne crois pas que nous l’ayons convaincu, mais peu importe. C’est important d’avoir de l’opposition pour nous forcer à réfléchir et solidifier le projet.

Malheureusement, la conseillère n’était pas présente, retenue par un autre évènement. Le but de la présentation était de faire connaitre le projet et débuter le processus d’acceptation de la ville. Je lui ai écrit par la suite en résumant la présentation dans un courriel. J’espère que nous pourrons la rencontrer pour en discuter. Pour sa part, le conseil de quartier est enthousiaste.

Nous rencontrons le comité de citoyens et citoyennes de Saint-Sauveur la semaine prochaine. Quelqu’un dans la salle suggérait de rencontrer la table de concertation du quartier. J’ai donc entamé des démarches pour les rencontrer. Nous sommes dans la phase de recrutement d’adhérents au projet. Par la suite, il faudra le faire maturer avant d’entamer sa réalisation. Je sens que le printemps arrivera bien assez vite.

AquaHacking

J’allais au Aqua Hacking day avec une vague idée, sans attente, sans vraiment m’intéresser au concours. Mon but premier était de parler de valorisation des déjections humaines pour que cesse un jour leur déversement dans le fleuve et d’autres cours d’eau. J’ai atteint mon but, mais j’étais le bizarre. Je croyais en lisant « Vous aimez les défis technologiques et la santé du fleuve Saint-Laurent vous tient à cœur? » que les gens allaient travailler sur des projets pour améliorer la santé du fleuve. Les projets étaient plutôt liés aux points d’accès, à la pêche, à la baignade, etc. Rien pour la santé.

Même si je n’ai pas tapé une seule ligne de code, ce fut une bonne journée. J’ai pu discuté avec un professeur de l’INRS spécialisé en qualité de l’eau et avec le spécialiste de l’eau à la ville de Québec. Ils m’ont aiguillés sur une façon d’atteindre mon objectif. Je ne suis pas chimiste, eux le sont. L’eau est leur passion. J’ai pu bénéficier de leur savoir et je vais pouvoir l’utiliser dans mon projet. En sortant du Camp, je savais ce que je devais faire.

Un collecteur d’urine qui la ferait maturer et indiquerait lorsqu’elle peut être utilisée comme engrais. L’urée contient de l’azote ammoniacal qui doit être transformée en nitrate pour être assimilable par les plantes. Des bactéries aérobiques permettent cette transformation. L’emploi d’une pompe à air, comme celle des aquariums, permet d’accélérer le processus. Nous pouvons déterminer que la transformation est complétée lorsque l’absorption des rayons UV de fréquences 254 nm atteint un point culminant et redescend (courbe en forme de cloche).  Il me faut donc un senseur UV et une pompe à air. Je contrôlerai le tout avec un Arduino. Une LED verte et une rouge indiquerait si c’est prêt. Je vais tâcher de trouver des chaudières et d’autres pièces au recyclage pour bricoler un prototype.

Le problème est aussi de filtrer l’entrée. J’ai discuté avec le professeur de l’INRS pour savoir s’il y avait une façon simple de détecter la présence de médicaments ou de drogues dans l’urine. Il faut comprendre que l’urine est normalement stérile. Par contre, les reins filtres et éliminent les surplus de médicaments solubles, tout comme les minéraux et les vitamines. C’est pour cela que le médecin vous demande un test d’urine: en analysant les résultats, il peut constater la présence ou l’absence de certains éléments qui peuvent être liés à des problèmes de santé. Je me fiche que l’urine contient trop de vitamine C. Par contre, si elle contient les hormones de la pilule anticonceptionnelle, celles-ci vont se retrouver dans les tomates qui seront fertilisées avec l’urine. Certes, ce sont des faibles quantités. Mais c’est préférable qu’il n’y en ait pas du tout.  La solution la plus simple et la plus économique est la conscientisation. Si une personne prend des médicaments ou de la drogue, son urine n’est pas utilisée.

L’employé de la ville de Québec a visité récemment un écoquartier à Genève où l’un des édifices utilisait que des toilettes sèches, au grand dam des autorités. Les matières fécales étaient transformées en compost de très bonne qualité. L’urine par contre n’était pas vraiment valorisée. Elle était déversée dans un champ d’épuration et était utilisée par des roseaux et des quenouilles. Je lui ai demandé s’il y avait une ouverture à Québec pour un tel système. Il connaissait le projet caca d’or. Il m’a dit que la ville était l’initiatrice de la demande de révision de la loi provinciale. Les résultats très timides déçoivent aussi la ville. L’alimentation en eau est un enjeux majeur pour celle-ci. Donc, oui il y a une ouverture. D’abord pour un projet pilote qui serait étudié 4-5 ans (sic).

Le collecteur que je bricolerais vise à lever la barrière culturelle de la valorisation de l’urine. S’il y a une façon simple et propre de le faire, plus de gens seront tenté de le faire. Par la suite, les travaux de Las Verduras permettent d’utiliser cette urine pour faire pousser des légumes. Même si la majorité des gens venaient de Montréal, peu connaissait l’installation Au pied du courant et donc avait pu voir les travaux de Las Verduras en action. Ce qui est dommage.

Je n’ai aucune chance de gagner, car l’utilisation de la plateforme d’IBM compte pour beaucoup de points. Le but du concours n’est pas de sauver le fleuve, le but est de permettre à IBM de s’implanter et se développer dans les villes. Puis, un autre critère d’évaluation des projets est son potentiel de développement économique. Mon projet n’est pas pour faire de l’argent. Il est ouvert. Mon but est que nous ayons de l’eau potable dans 100 ans.

Lorsque j’ai présenté mon projet aux principaux commanditaires de l’événement, les de Gaspé Beaubien, ils voulaient savoir si je pouvais l’adapter pour leur chien. Visiblement, l’idée de valoriser leur déjection les répugnait.

J’aimerais me rendre à la conférence à Montréal en octobre avec mon prototype fonctionnel juste pour éveiller les esprits. Je doute que ce soit possible. Je ne pourrai me rendre en demi-final à cause du biais du défi. Je n’ai pas non plus les 300$ + frais pour participer à la conférence comme quidam. Je vais fabriquer mon prototype pour le plaisir de réaliser un projet et pour son utilité. Au diable le Aqua Hacking!

AquaHacking

En lisant le journal de la ville hier (deux semaines de courrie(r|l)s à traiter!), j’ai appris qu’il se tenait l’AquaHacking. Après avoir écouté Nicolas Milot la semaine dernière, je m’étais dit que je pourrais développer quelque chose pour aider Las Verduras dans son projet: utiliser l’urine comme fertilisant. Voilà ma chance. Je me suis inscrit. Je vais développer un système à base de microcontrolleurs Arduino pour analyser la qualité en entrée, en cours de fermentation et en sortie. Je n’ai pas toute les connaissances nécessaires et je vais être le bizarroïde de la compétition, mais je suis habitué.

Agriculture urbaine 4

Journée de visites.

Coop Bioma

Puisqu’il y a un délai dans les travaux de construction du campus d’Outremont, l’Université de Montréal prête une partie du terrain à des organismes communautaires. La Coop Bioma est l’un de ceux-ci. Elle y pratique le spin farmingde l’agriculture intensive en rotation sur de petites surfaces. Elle écoule sa production dans les restaurants des environs et dans des paniers, pour un revenu d’environ 700$/semaine. Pas mal sur un chantier de construction!

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Les fermes Lufa

J’étais vraiment curieux de voir en vrai ce projet. Les fermes Lufa exploite une grande serre sur le toit d’un édifice commercial de ville Saint-Laurent. En production toute l’année, elle fournit en panier les montréalais qui le désirent. Malheureusement, un parasite les avait obligé à condamner une partie de leur production. Les serres étaient en partie vides. Une section sert à produire des tomates, concombres, piments et aubergines, une autre des légumes feuilles et une dernière des pousses. L’utilisation d’insectes permet de polléniser les plantes et contrôler les parasites.

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Palais des congrès

Un toit vert a été mis sur le Palais des congrès comme projet pilote. Il fournit en légumes le traiteur du centre des congrès. Différents principes sont en démonstrations. La production est surprenante; même du maïs y est cultivé!

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En après-midi, nous avons dégagé les principaux obstacles de l’agriculture urbaine et imaginer des lois pour l’aider.

En soirée, un 5 à 7 pour le lancement du livre La révolution de l’agriculture urbaine.

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Troisième journée à l’école d’été. Cette fois, il s’agissait davantage de cours magistraux sur différents sujets. Une liste nous avait été soumise il y a quelques semaines et nous devions en choisir quatre.

Mon premier cours portait sur les toitures vertes. Il était donné par Antoine Trottier de La ligne verte. J’y ai appris la base sur une toiture végétalisée. Le mouvement est encore timide au Québec. Ailleurs, il a le vent dans les voiles. Chicago possède 5.5 millions de pieds carrés en toiture végétalisée. Ce succès s’explique par les neufs (9) règlements municipaux qui encouragent cette pratique. Toronto possède également une politique d’avant-garde. Au Québec, il y en a zéro à ma connaissance. Même si leur implantation est plus exigeante, les toitures végétalisées ont suffisamment de bienfaits pour les préférer aux toitures traditionnelles.

Le présentateur de l’atelier Production maraîchère sur petites surfaces et maximiser ses récoltes n’a pu venir. Quelqu’un l’a remplacé à pied levé. Sa présentation m’a donné des outils pour mon projet d’incroyables comestibles. J’ai aussi découvert le lean farming. Je vais appliquer ce que je connais en lean software development à l’agriculture urbaine!

L’après-midi a débuté avec une très bonne présentation de culture de légumes avec de l’urine! J’avais mis mon tshirt du projet Mond-O Terra pour l’occasion. Nicolas Mory a développé une recette pour faciliter le tout, recette qui a de l’avenir. Il va d’ailleurs la présenter au MIT cette semaine!

La dernière présentation de ma journée portait sur différentes solutions intégrées de production alimentaire à la maison: Yaku, BioUnit, Umiko. Sans le savoir, j’avançais chez moi vers une solution similaire. Bon, je ne compte pas faire d’aquaponie, mais en m’inspirant du BioUnit, je devrais régler mes problèmes de production actuel.

J’ai eu une réponse des bibliothèques de Québec: ils sont intéressés par l’idée d’une bibliothèque de semences! Si je peux contribuer à sa création, je vais le faire. Demain, entre autres visite de la coopérative Bioma et des fermes Lufa.

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Deuxième journée de l’école d’été. La réglementation municipale et le nouvel urbanisme nous ont été brièvement présentés, puis le maire de Rosemont nous a parlé des développements de son arrondissement. Encore une fois, je ne peux que constater l’écart qu’il y a par rapport à Québec. Ce que j’ai fait cet été, cultiver sur des terres publiques, est encouragé à Rosemont, alors que c’est techniquement illégal à Québec. Le nombre de ruelles vertes est passé de 6 à 100 parce que le maire a permis aux citoyens de se les approprier. D’autres projets intéressants à Montréal comme une bibliothèque de semences dans Westmount. Bref, j’ai beaucoup de travail pour faire évoluer le monde municipal à Québec. J’ai une vision assez poussé pour mon quartier, mais je dois y aller par petites étapes.

Les jardins des patriotes nous a été présenté par la suite. Pour aider un groupe d’élèves du secondaire, un potager a été développé dans la cours de l’école. Un projet utile et rassembleur pour le quartier.

L’avant-midi s’est achevée avec la présentation d’une employée du gouvernement expliquant les cinq éléments pour mener à bien un projet d’agriculture urbaine.

L’après-midi était consacrée à des visites. J’avais opté pour des visites pas trop loin du campus: le jardin des soeurs Saint-Joseph, le jardin communautaire des résidences Jeanne-Mance et le rucher sur le toit de l’UQAM.

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La cour intérieure de l’hôtel dieu renferme un potager et un verger qui n’est généralement pas accessible au public. Bien que plus modeste qu’auparavant, c’est un véritable oasis caché au coeur de Montréal.

Dans les années 1960s, Montréal a fait de l’hygiènisme: raser tout ce que l’administration jugeait sale pour le remplacer par du béton et de l’asphalte, jugés propres. C’est ainsi qu’est né entre autres les habitations Jeanne-Mance. Le résultat fut assez dévastateur pour le quartier. Afin de le redynamiser, la ville a fait un effort pour y développer l’agriculture urbaine: deux jardins communautaires, verger dans la cour intérieure, verdissement. J’ai trouvé intéressant de noter l’influence multi-ethnique: le jardin ne ressemble pas à ceux à Québec. D’autres plantes y sont cultivées et l’espace est optimisé, quitte à faire des étages.

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L’UQAM est un des premiers lieu à Montréal pour la vague de ruches urbaines. Si en 2011, ils étaient deux ruchers, il y en a plus de 100 maintenant, totalisant près de 300 ruches. La mission première de celui de l’UQAM est l’éducation populaire. Et il y en a à faire en matière d’apiculture!

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Agriculture urbaine

Première journée à l’école d’été en agriculture urbaine. Premier constat, la ville de Montréal est vraiment plus avancée que la ville de Québec. Deuxième constat, même le provincial considère maintenant l’agriculture urbaine sérieusement. Troisième constat, une réflexion et une maturation du phénomène doit avoir lieu pour le rendre pérenne. Dernier constat, derrière cette agriculture il y a des gens allumés et passionnés.  Je suis très heureux de participer à cette école et de voir tout ces projets. Que ce soit une serre communautaire dans un quartier populaire, des rêveurs d’une ville nourricière ou aider les jeunes d’un quartier populaire par la production agricole urbaine. Des projets inspirants et ce n’est que le début.

Regard

Le fait que je m’impose une certaine rareté me permet d’apprécier davantage ce que j’ai. J’ai eu une baguette de pain à la foire Écosphère. Une méthode marketing pour faire connaitre l’agriculture raisonnée. Pour moi, c’était un cadeau précieux. J’ai un budget limité. Cette baguette allait m’aider à faire deux repas. En plus, elle est délicieuse. Avoir du pain maintenant est une fête.

Je cherchais un lieu pour tenir une réunion sur la transition au début septembre. J’ai demandé au Tam Tam Café. Je n’ai pas eu de nouvelles. Je dois les relancer. Mais je me suis dit hier que je pouvais très bien faire cette réunion chez moi. Même si je n’ai que trois chaises et pas beaucoup d’espace. J’ai tout de même un lieu et du thé. C’est mieux que rien. Les réseaux de NDG et Villeray ont débuté dans la cuisine de quelqu’un.

J’ai croisé le groupe Hare Krishna. Ils m’ont invité à leur activité hier soir. J’étais fatigué après la foire Écosphère et je suis retourné à la chambre d’étudiant que je loue pour la semaine. Je m’y suis endormi. Lorsque je me suis réveillé il était trop tard. N’empêche ce groupe réussit à faire de la nourriture et à accueillir des étrangers chez eux avec trois fois rien. C’est donc possible. Il faut être créatif et se débrouiller avec peu.

J’ai discuté avec Recettes en Pot, une entreprise qui aide à faire des campagnes de financement de façon originale. J’y ai vu un moyen de financer des activités de transition comme le réseau incroyables comestibles.

Il y a des opportunités partout. Il suffit de changer notre regard.

Solution Era

Une autre entreprise trippante que j’ai pu approché aujourd’hui après l’avoir suivi virtuellement depuis ses débuts est Solution Era. Elle aide à bâtir des maisons dignes du XXIe siècle, inspirées des passivhouse, des earthship et autres solutions innovantes, mais adaptées au contexte québécois. Avoir de l’argent, je ferais affaire avec eux pour bâtir une maison. Ils rejoignent en plein ce que je rêve. Pour en savoir davantage, vous pouvez regarder les vidéos de leur chaîne YouTube.