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Élections

Aujourd’hui le Canada retourne aux urnes. Est-ce qu’un vote différent sera suffisant? Ce qui m’ennuie des élections est que le vote n’est pas toujours éclairé. Il se fait selon l’humeur du moment. Même en lisant les différents programmes, c’est souvent un vote de compromis, car il ne représente pas exactement ce que nous désirons. Je ne vais pas “gagner” mes élections, car je vote selon mes convictions. Les sujets qui me tiennent à coeur ont été évacué du discours, malgré leur importance flagrante. J’espère simplement ne pas me lever demain avec une gueule de bois électorale.

Vérité

Avec le temps, on découvre que LA vérité n’existe pas, que la réalité possède plusieurs facettes. N’empêche que chaque individu possède son lot d’idéaux et de principes, peu importe sa culture, sa religion. Et aspirer à une vérité est souvent l’un d’eux.

Nous avons droit à un autre télé-théâtre ces jours-ci avec la commission Bastarache. Elle se résume à la parole de l’un contre l’autre. La vérité doit se trouve quelque part entre les deux. Il semble clair que le gouvernement n’est pas blanc comme neige, mais également que Me Bellemare a aussi des motivations personnelles. Cette commission finalement ne fait que brouiller les cartes. Les vrais enjeux ne sont pas dans ce volet de la nomination des juges. Le gouvernement du Québec est-il corrompu ? L’est-il au point d’être inapte à gouverner ? Peut-on encore avoir confiance en lui ?

Le site WikiLeaks s’applique à dévoiler sur le web des vérités que bien des gouvernements aimeraient garder cachées. La défense étatsunienne trouve cette attitude criminelle, discours repris par les grands médias. Toute vérité, car l’authenticité des documents n’a pas été remise en doute à ma connaissance, n’est pas bonne à dire selon certains.

Nous, citoyens, sommes inaptes à digérer cette vérité. Le bon gouvernement préfère nous la cacher et nous bercer de mensonges. Ah! ce vilain mot qu’il est interdit de dire en chambre! Hypocrisie. Le mensonge tapisse nos institutions dites démocratiques. Il est temps que cela cesse.

Sommes-nous prêts pour accepter la vérité ? Enfant, trop souvent les parents nous bercent de mensonges : les cigognes, les choux, la fée des dents, le bonhomme sept heure, etc. Pour nous protéger, comme ce bon gouvernement. Mais comment pouvons-nous devenir adultes en s’enlisant dans ces fables ?

Sans mensonge, est-ce que notre armée serait en Afghanistan ? Sans mensonge, le monde serait différent, impliquant parfois des choix difficiles, des responsabilités, des deuils, mais c’est ce monde où nous pouvons nous épanouir. Dans un monde de vérités, nous serions des êtres meilleurs.

La prochaine fois que l’on vous noiera de mensonges, dites-le haut et fort à ces gens et qu’enfin cette spirale soit brisée. Le Père Noël n’existe pas, illusion d’enfance réconfortante brisée, mais le sens profond de cette fête n’en est que meilleur sans ce mensonge.

Aide sélective

“Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.”

Malgré ce qu’en disent les droits de l’homme, chaque être humain sur terre n’est pas égal. Du moins, c’est ce que l’on peut déduire en observant les agissements des gens dans ce monde où nous vivons.

Le Pakistan est frappé par de terribles inondations. Une quantité phénoménale de gens sont touchés (imaginez que tous les habitants du Québec soient affectés, que la majorité d’entre eux n’ait plus de maison, d’eau potable, de nourriture et que les maladies commencent à proliférer). Pourtant, l’aide internationale se fait plus que timide. Pourquoi ? Parce que ce pays héberge des “talibans” ? Parce que la confession est de majorité musulmane ?

Des cas de telles disparités sont nombreux par le monde. Nous avons adopté cette charte. Bien des gens ont cru en elle. Il serait temps de la respecter et de bâtir un monde égalitaire et fraternel. Les Français se sont battus en 1789 pour ces idéaux. Au XXIe siècle, ne serait-il pas temps de faire les sacrifices nécessaires pour qu’ils se réalisent de par le monde ?

Les sots de la colline

Il ne se passe pas une semaine sans que ceux qui nous gouvernent à Ottawa n’aient accompli une autre frasque pour démontrer leur incompétence. Ou plutôt qu’ils agissent pour l’intérêt de quelques uns au détriment de la majorité. La dernière majeure étant l’incompréhensible décision affectant Statistique Canada.

Il y a quelques années, nous regardions les États-uniens se faire gouverner par un moron avec incompréhension. Comment ces gens ont-ils pu en arriver là ?  Comment peuvent-ils le tolérer ? Maintenant, nous goûtons la même médecine, les mêmes politiques imbéciles.

Ces gens sont dangeureux : des opportunistes crasses. Avec eux l’obscurantisme nous guette. Les dommages sont déjà nombreux et les coûts, astronomiques. Il faut que ça cesse.

Nous sommes à une époque charnière où la survie de l’humanité est en jeu. Nous avons besoin de leaders éclairés, inventifs, ouverts et progressistes. Nous avons les outils nécessaires pour favoriser la participation des citoyens afin de relever les défis auxquels nous sommes confrontés. Il est grand temps de se débarrasser de ces sbires qui polluent le parlement d’Ottawa et de travailler à bâtir une société que nous serons fiers d’habiter.

Métro et les poissons

Au mois de mai, Métro annonçait qu’il mettrait en oeuvre une politique afin de favoriser la pêche durable. D’ici juin 2011, les épiceries de la chaîne offriront des poissons et fruits de mer respectant les océans et autres milieux marins. La campagne de Greenpace doit y avoir joué un rôle. Remerciements à la direction de Metro d’avoir pris cette décision et des efforts qu’ils y investissent.

Tyrannie alimentaire

Si vous vous baladez dans une épicerie, vous remarquerez la quantité phénoménale de produits qui ne sont pas de la nourriture. Je ne parle pas des cosmétiques et produits ménagers, mais bien des produits transformés, issus davantage de l’industrie chimique que du travail d’un agriculteur. L’excellent In defense of Food de Michael Pollan explique en détail cette révolution. On ne vend plus un “aliment” parce qu’il est nécessaire à la vie, mais parce qu’il est faible en gras trans, riche en fibres ou qu’il se déguste n’importe où. En fait, les vrais aliments ne sont que rarement annoncés.

Le problème vient en grande partie de l’oligopole alimentaire : au fil des cinquante dernières années, des corporations ont grandi au point d’exercer un contrôle malsain sur ce que nous mangeons. Et le gouvernement n’a pas levé le petit doigt pour empêcher le tout. Par exemple, six corporations multinationales détiennent le monopole des semences, autant leur culture que leur acheminement et distribution. Parmi celles-ci, Monsanto et Cargill détiennent à elles seules 25% chacune du marché. Ce qui a des conséquences désastreuses.

Vandana Shiva décrit dans Le terrorisme alimentaire (Stolen Harvest) la métamorphose de son pays, l’Inde, lorsque ces entreprises ont décidé de s’y implanter et le combat des agriculteurs pour survivre. Sous le couvert d’un discours mensonger (“L’agriculture industrielle est la seule issue possible pour parvenir à nourrir tous les êtres humains”), ces entreprises forcent des cultures étrangères afin de combler des besoins de pays riches, en faisant fi de l’environnement et de la réalité des cultivateurs. Ces derniers n’arrivent pas à suivre le rythme dicté faute de ressources (argent, eau, terre). Les populations locales paient également un fort tribu : des villages entiers doivent être relocalisés lorsque l’eau disparaît et que le milieu de vie devient impropre. La situation est tellement désespérante que de nombreux agriculteurs indiens viennent à se suicider, souvent en buvant l’insecticide qu’ils ont acheté à vil prix à ces firmes. En 2006, uniquement dans l’état de Maharashtra, 4 453 l’ont fait. Et la situation ne s’est toujours pas améliorée.

L’Inde est peut-être loin de la majorité des consommateurs canadiens, mais nous avons un rôle à jouer dans cette catastrophe. Souvent ces cultures sont utilisées par nous : coton, maïs, soya sont cultivés dans des pays du tiers monde ou émergents pour le bien des Occidentaux. Que pouvons-nous faire ? En premier, être un consommateur informé et intelligent. Puis, faire pression sur les gouvernements pour que cesse cette tyrannie alimentaire. Enfin, encourager nos cultivateurs, car l’achat local est plus judicieux. Même les cultivateurs indiens vont y gagner : ils étaient bien mieux avant que ces entreprises démoniaques leur fassent la vie dure.

Hörprobe

Les gens chantent avec Jimmy Cliff “No more pollution” et dansent sur… des canettes de bière écrasées et autres déchets. La dichotomie entre la parole et l’acte est si grande que j’arrive à me demander si les gens sont stupides. Le terrain laissé par les fans de Rammstein est jonché de cochonneries. L’image de celui lors du spectacle de McCartney me revient en tête. Oui, faire attention à notre environnement demande des efforts. Mais rester en vie aussi. Et au train où progresse la conscience commune, il nous en restera pas pour longtemps, de la vie. Je vous l’accorde, le Festival d’été de Québec n’aide pas beaucoup la cause : interdiction des gourdes d’eau, vente de breuvages servis dans des canettes, verres et bouteilles de plastique avec le voeu pieux que les festivaliers vont déposer le tout dans un bac de recyclage qui déborde déjà. C’est largement sous-estimer la paresse de ceux-ci. Et ce macaron, une aberration environnementale. Un circuit électronique, une pile, un bout de plastique qui est utile 10 jours et prendra au moins 1000 ans à disparaître. Il ne sert plus à rien depuis que nous avons des bracelets à puce RFID. À ce sujet, pourquoi pas réutiliser ces bracelets l’an prochain ? Il est encore bon, la puce peut être reprogrammé. Suffit que les gens paient et le bracelet pourrait être rechargé. Au point où nous sommes rendus, chaque geste compte. Et lorsque nous avons 150 000 macarons jetés et une quantité phénoménale de canettes et contenant de plastique gaspillée, il faut cesser d’être la source du problème et trouver des solutions.

Pourquoi détester nos voitures électriques ?

D’abord ce fut le moteur roue. Un projet génial et prometteur d’une division de recherche et développement d’Hydro-Québec. Après quelques démonstrations impressionnantes, volte face. Hydro abandonne le projet, dissou le groupe de recherche et liquide l’invention au plus offrant. Ce n’était pas dans le mandat d’Hydro-Québec de faire un tel produit fut la réponse officielle. Disons plutôt que ça commençait à déranger certains que nous puissions réussir!

Puis, la Zenn. Cette petite voiture est idéal dans un contexte urbain : une autonomie suffisante, un coût résonable et surtout, aucune émission (bruit, gaz, etc.). Mais voilà, elle ne roule pas assez vite au goût du gouvernement pour permettre de la laisser sur la route. Quelques provinces la tolère, mais pas le Québec, son lieu d’origine. Sans avoir réussi à percer le marché, la compagnie se réoriente. Elle vend maintenant son expertise aux “grands” de l’industrie. Disparition de cette sympathique voiture.

Et aujourd’hui, nous apprenons que l’AMF a bloqué la vente de Véhicules Nemo, qui serait parti aux mains d’une obscure petit compagnie étatsunienne (ça pue la magouille à plein nez cette histoire). Pourtant ce petit camion électrique est prometteur. Même l’armée s’y intéresse! Ici, l’Université Laval en possède un.

Mais quel est le problème ? De toute évidence nous pouvons développer le savoir pour produire des voitures électriques. Nous sommes même capable d’avoir des idées originales et novatrices. Pourquoi cet auto-sabotage ? On ne peut aspirer à devenir un pays en adoptant une telle attitude de perdant. Nous pouvons produire des véhicules. Des pays plus petit que le notre l’ont fait par le passé avec succès. Nous pouvons le faire sans devoir se saborder aux actuels fabriquants automobiles qui n’ont pas un réel intérêt pour ce type de véhicules (ils les ont mis au pilori au tournant du  millénaire). Devenons fiers de nos produits, de nos inventions, de ce que nous pouvons accomplir au lieu d’avoir cette attitude minable.

Strange days

J’ai emprunté à la bibliothèque la série Strange Days du National Geographic (disponible en anglais seulement à ma connaissance). Cette série étudie les impacts, souvent imprévus, que nous avons sur notre planète. Chaque épisode possède sa thématique qu’elle explore par différents reportages. Edward Norton fait le pont entre ces reportages.

Malgré le biais du National Geographic, la série est de qualité et a le mérite de dévoiler les travaux de chercheurs des quatre coins de la planète. Quelques exemples…

Au Ghana, la savane s’est dangeureusement appauvrie au fil des ans. La cause : la surpêche! Les gens n’ayant plus assez de poisson pour se nourrir se sont tournés vers la faune. La chasse du petit et du grand gibier a mener à la disparition des grands félins et autres prédateurs.

La réintroduction de loups dans le parc du Yellowstone a permis à la forêt de se renforcer, car les cerfs n’en abusent plus comme auparavant. Même des castors sont revenus après des décennies sans eux, faute d’arbres près des cours d’eau.

Même le Québec est présent, avec les travaux de Robert Michaud sur les beluga du Saint-Laurent.

Une série à voir.

Detroit Ghost City

Près du tiers des terrains dans le grand Detroit sont abandonnés. C’est ce que nous apprend le dernier recensement. Cette ville fut un temps une fierté pour les États-Unis : la ville de l’automobile, symbole par excellence de l’american way of life. Elle fut aussi un haut lieu du rock. Maintenant, elle devient une ville fantôme. 33 529 maisons abandonnées. Imaginez le tableau : des rues complètes laissées à l’abandon, squattées, dont la nature reprend tranquillement le dessus. L’école d’architecture de l’University of Michigan tente d’être créatif, mais il est difficile de renverser la vapeur.